dimècres 3 de setembre de 2008
Sénher senator,
sénher deputat,
vos escrivèm que…
Quarante “immortels” qui n’ont donc pas fini de nous gonfler ! C’est ce que la France des gérontes écoute. Désolé pour cette trivialité, mais la coupe était pleine. Le sondage récent du journal Ouest France est venu nous le préciser. Au dessus de 60 ans, vous seriez 50/50, une moitié pour les langues régionales (merci chers abonnés les plus anciens !) dans la Constitution, une moitié contre. Au dessous, l’occitan, le breton, etc. 60 à 80% des Français sont favorables à leur protection et à leur sauvegarde au plus haut niveau des tables de la Constitution du Peuple Français. Mais voilà, les sénateurs (oh ! pas tous, loin s’en faut) ont écouté les académiciens de préférence au peuple. A la fin de ce mois-ci, le Congrès, c’est-à-dire la réunion des deux chambres parlementaires, Assemblée nationale et Sénat, seront réunis pour voter ou non le projet de Constitution révisée. Ce sera le moment de vérité. Que feront nos députés, qui a une écrasante majorité ont naguère voulu faire entrer nos «langues de France» dans la Constitution ? Nos sénateurs auront-ils évolué assez pour ne plus écouter les sirènes d’une Elite autoproclamée et d’inspiration monarchique ? Et vous dans tout ça ? Nous pensons que vous ne comptez pas pour rien. Vous avez désormais quelques jours pour donner votre avis à celle ou celui qui a été élu(e) près de chez vous. Votre député, vous n’avez pas forcément voté pour lui, qu’importe, il peut vous entendre. Faites lui donc un message court, argumenté, et dites lui que, d’une part vous serez attentif à son vote en la circonstance, et que d’autre part, vous apprécieriez qu’il s’exprime sur la question qui nous préoccupe. Votre sénateur, vous ne l’avez pas élu, vous vous êtes contenté d’élire ceux qui l’ont élu. N’empêche, adressez vous à lui également. Il a voté pour l’introduction des langues régionales dans la Constitution, félicitez le ! S’il a voté contre, tancez le, et demandez lui, arguments à l’appui, de modifier son vote. N’ayez pas peur de lui dire franchement qu’il est à côté de l’opinion des gens à qui, tout de même, il doit son siège.
En pratique, ce n’est pas compliqué. Ecrivez au Sénat ou à l’Assemblée nationale. Pour celles et ceux qui disposent d’internet, n’hésitez pas à visiter le site de l’Assemblée nationale, www.assembleenationale. fr et cherchez y dans la liste des députés, celui de votre circonscription. Vous pourrez directement lui écrire un message, car son adresse mail apparaîtra. Idem pour vote sénateur, sur le site du Sénat, www.senat.fr une liste des sénateurs vous est proposée, par ordre alphabétique, et vous pouvez également y écrire un message du style «Monsieur le Sénateur. Habitant de … j’écris ces courtes lignes pour vous remercier d’avoir voté récemment pour la protection des Langues de France par la Constitution du Peuple Français. J’espère que vous confirmerez cette position lors de la réunion prochaine du Congrès, dont je suivrai les débats avec attention. Avec mes salutation républicaines.» A adapter bien entendu selon les cas.
Nous espérons que tout sera bientôt joué dans le bon sens et que nous pourrons vous l’annoncer dans le prochain numéro d’Aquò d’Aquí, à la rentrée. Déjà l’Assemblée nationale a réintroduit, en seconde lecture, un amendement à la Constitution en faveur des langues de France. En attendant que l’essai soit transformé, bonnes vacances !